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Verfeuille, à la recherche des saveurs des Cévennes

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Verfeuille est née au début des années 1990 de la rencontre et des convictions de quatre producteurs cévenols : Denis Pit, Jean-Pierre Benoit, Daniel Mathieu et moi-même, Alain Brasseur. Mais prenons l'histoire à ses débuts...
Chapitre I - Les années 1970 : l'entrée des artistes.
Tout commence en effet à la fin des années 1960 et au début des années 1970. A cette date, nous ne nous connaissons pas encore. Denis Pit est déjà installé dans les Cévennes alors que Daniel Mathieu est photographe de mode, Jean-Pierre Benoit ingénieur des Ponts et Chaussées, et moi-même également photographe de mode à Paris.
![]() | En quelques années, nous avons tous décidés de venir nous installer dans les Cévennes à la recherche d'une vie meilleure. A cette époque, nous élevions des chèvres, des moutons, quelques chevaux. Nous avions également des ruches, des vergers, une framboiseraie et bien sûr, des châtaigniers. Nous profitions également des trésors naturels des Cévennes : champignons, fruits de bois... Nous vendions principalement nos productions sur les marchés locaux. |
Chapitre II - Les années 1980 : un premier projet en commun.
Les Cévennes sont belles, mais il n'est pas toujours facile d'y travailler. Les terres ne sont pas mécanisables et le climat pas toujours clément... Dans ces conditions, les cévenols sont amenés à se serrer les coudes.
Dans les années 1980, nous décidons avec Denis, Jean-Pierre, Daniel et quelques autres de créer une Coopérative d'Utilisation du Matériel Agricole (CUMA) qui marque le début d'une aventure commune. Très vite, cette coopérative se développe et nous décidons de créer un atelier agricole pour la production de jus de pommes. Peu après, nous étudions la possibilité de créer un atelier de transformation des châtaignes, l'or des Cévennes, mais le montant des investissements à mobiliser nous en dissuade. L'idée ne sera pas perdue pour autant puisque notre dossier est repris par une équipe d'agriculteurs du Gard et l'atelier voit le jour à Génolhac...
![]() | Malheureusement, à la fin des années 1980, confronté à des difficultés financières, l'atelier est contraint de mettre la clef sous la porte. |
Chapitre III - Les années 1990.
Les années 1990 commencent mal. L'atelier ne trouve pas de repreneur. Les producteurs locaux de châtaignes n'ont plus de lieu où transformer leur production. Il est même envisagé de le démanteler et de vendre ses équipements pièce par pièce !
Nous réfléchissons alors à la création d'une coopérative pour reprendre l'atelier mais le projet échoue. Finalement, nous décidons en 1991 de créer une SARL et de tenter l'aventure.
![]() | Restait encore à trouver un nom à cette nouvelle SARL. Cela fera l'objet de moultes discussions. A cette époque, l'atelier dispose d'un seul four et n'a pas de table de tri. Le tri des châtaignes se fait donc à la main. C'est une opération collective qui mobilise aussi nos épouses. Les discussions seront longues et passionées... et le dénouement inattendu. Il suffira que l'un d'entre nous évoque les ruines du château de Verfeuille situé à proximité de Saint Andéol de Clerguemort pour que nous tombions soudainement d'accord. La nouvelle société prendra le nom du château des temps anciens. Depuis la belle histoire se poursuit. L'atelier tourne à plein régime. Nous travaillons avec plus de 100 producteurs locaux de châtaignes, de confitures, de miels ou autres spécialités. Nous nous sommes récemment équipés d'un nouveau four et d'une nouvelle table de tri. Une partie du tri des châtaignes est désormais automatique avec reconnaissance optique et trieuse à air comprimé pour éliminer les châtaignes pourries... et nous avons encore plein de projets pour les années 2000 ! |

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